A propos

    
Il n’y a pas eu de changement de vie pour moi, je suis tombée amoureuse des plantes à 16 ans et à 17 je suivais des cours par correspondances à l’Ecole Lyonnaise de Plantes Médicinales.

Je ne me suis pas posé de question, j’ai grandi dans la forêt et la ferme de ma famille. J’avais le choix de partir étudier ailleurs, mais je suis restée une fille sauvage. Les champs et les bois suffisent à mon bonheur, la ville est exiguë et grise.De voir pousser mes plantes, de sentir leurs parfums et leurs textures, de voir comment tout change au séchage, relève de la magie. Je me nourris des couleurs et des parfums des fleurs et j’amène souvent, lors de mes cueillettes sauvages, mes amis ou ma famille. C’est un moment de partage et j’aime leur faire découvrir la beauté et l’intelligence de la nature.

Quand j’ai commencé mon jardin, après avoir eu mon diplôme d’herbaliste, je n’avais pas de lieu à moi pour sécher mes plantes. J’avais aménagé une pièce chez ma grand-mère qui me servait de séchoir et de lieu de transformation. Je n’étais jamais seule, et j’entendais les histoires sur l’utilisation des plantes médicinales. Ma grand-mère connait beaucoup d’usages traditionnels et j’ai noté ce savoir avant qu’il ne se perde.

En 2015 j’ai gagné un peu d’argent pour acheter une serre et un cabanon en bois. Ce dernier me sert de séchoir et de lieu de vente. Ne vous en faites pas, ma grand-mère me raconte toujours ses histoires. Elle vient me voir au jardin et veut absolument enlever les « mauvaises herbes », j’ai dû lui expliquer que je voulais les garder, car la plupart sont utiles pour mes tisanes. Dures batailles pour récupérer mon jardin et le tenir éloigné du sarcloir frénétique de ma petite mémé !

Les 2 premières années je faisais le marché hebdomadaire de mon village. Moments de solitude quand les gens ne voyaient pas mon stand et me demandaient de leur vendre les œufs de ma voisine de marché… J’ai finalement arrêté de perdre mon temps et j’ai cherché des petites boutiques sympas qui sont tombées amoureuses de mes tisanes.

Bien-sûr je ne gagne pas encore suffisamment d’argent pour avoir un salaire, mais je fais ce que j’aime et je vis dans l’espoir de faire connaître mes belles plantes au plus grand nombre !

Camille

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